DPE G : le Sénat assouplit les règles de location à Paris, même pour les maisons individuelles
La commission des affaires économiques du Sénat a récemment adopté, le 26 mars dernier, une proposition de loi visant à assouplir l'interdiction de location des logements classés G selon le diagnostic de performance énergétique (DPE). Initialement prévue pour les biens en copropriété, cette mesure concerne désormais aussi les maisons individuelles, apportant un soulagement notable pour de nombreux propriétaires à Paris confrontés à ces contraintes.
Nouvelles dérogations pour les logements classés G au DPE
Depuis le 1er janvier 2025, la mise en location des biens notés G sur le DPE à Paris est interdite, poussant ainsi les propriétaires à entreprendre des travaux de rénovation énergétique souvent complexes à réaliser, particulièrement dans les copropriétés où les décisions doivent passer par de longs processus. Face à cette problématique, la sénatrice Amel Gacquerre a porté une nouvelle proposition de loi, soutenue par la ministre du Logement Valérie Létard, afin d'introduire des dérogations.
Cette nouvelle proposition stipule que le propriétaire bailleur pourra contourner l'interdiction de location s'il est en mesure de prouver qu'il a réalisé tous les travaux de rénovation énergétique techniquement et juridiquement possibles pour améliorer son DPE. Par exemple, un propriétaire qui se voit refuser des travaux par un architecte des bâtiments de France ou par le syndic de copropriété pourra désormais justifier sa situation afin d'être exonéré de l'interdiction.
Une prise en compte plus large du coût des rénovations énergétiques
La commission sénatoriale a également inclus dans ses amendements une clause relative au coût des travaux. Ainsi, si le coût des rénovations énergétiques nécessaires à l'amélioration du diagnostic immobilier à Paris est jugé disproportionné par rapport à la valeur du bien, une dérogation pourra être accordée. Cette disposition permet notamment aux propriétaires de maisons individuelles, souvent confrontés à des coûts élevés de rénovation, de pouvoir continuer à louer leur logement même si celui-ci est classé G.
Par ailleurs, afin d'éviter les blocages abusifs, les refus émis par le syndic de copropriété ne seront valables que s'ils sont datés de moins de trois ans. Cela évite les situations où certains syndics pourraient retarder volontairement les travaux énergétiques nécessaires à l'amélioration du DPE.